Le Séminaire de Rimouski

Notes historiques


La chronologie et la géographie sont « les deux yeux de l'histoire ». Cet adage est familier; et nous admettons bien volontiers que ces deux disciplines, à elles seules, ne font pas toute l'histoire. L'histoire est un récit qui explique, qui analyse.

Les auteurs ont ici des ambitions modestes. Ils ont choisi l'approche chronologique, un « fil conducteur », en quelque sorte, pour des raisons de temps et de disponibilité. En outre, ils estiment que la toile, qui leur a été offerte, constitue un medium et un outil d'une grande souplesse, qui permet de fournir au lecteur des balises suffisamment nombreuses et éclairantes pour le diriger dans sa quête d'information, et même l'inciter à conduire plus loin son investigation, s'il le souhaite.

Cette chronologie s'accompagne de documents qui sont des pièces justificatives, ou bien des textes qui contribuent à étoffer et à donner vie à des énoncés parfois un peu secs ou dépouillés. Les documents présentés ici forment, pour ainsi dire, une première génération, laquelle est appelée à se modifier, à évoluer, à s'enrichir graduellement, selon les lacunes perçues et, surtout, selon les suggestions éventuelles qui seront accueillies avec gratitude.

Et nous suivons maintenant le « fil conducteur... »

Noël Bélanger, ptre

Ouverture du site : 2008-05-26


CHRONIQUES DU SÉMINAIRE

(Extraits des Annuaires)


  En ce 24 mai...

     Derniers événements rapportés :


Le 24 mai 1900

« Sa Grandeur Mgr Blais vient au Séminaire donner la confirmation à 3 jeunes élèves. »

Le 24 mai 1930

« Fête de Dollard. Sur toutes les poitrines la tache rouge des rosettes, dans tous les coeurs un patriotisme vibrant, sur tous les fronts une légitime fierté. Et l'avenir?... M. l'abbé A. Gagnon, dans un bijou poétique, nous le montre glorieux, si, comme Dollard, nous sacrifions à la bonne cause. »

Le 24 mai 1931

« Pentecôte et Fête de Dollard. Selon la coutume, le cerde St-Joseph organise une démonstration patriotique. Donat Crousset préside. Maurice raconte le grand fait et en tire des leçons pratiques; M. l’abbé Gagnon, aumônier du cercle, cueille une fleur du jardin, que chacun devra garder en souvenir:
Reviens Dollard! Revis dans la jeunesse! »

Le 24 mai 1932

« Beau et grand cortège pour accompagner Mgr l'Archevêque à la cathédrale, où il pontifie. Mgr Courchesne donne un magnifique sermon. Aux hommages il joint l'historique du diocèse, mettant en évidence le dévouement du clergé de Rimouski.

Il ne faut pas oublier Dollard. Le soir donc, manifestation patriotique à la salle des Fêtes. M. G. Deschênes, de physique, met en relief le patriotisme de notre héros national. Adressent aussi la parole: M. l'avocat P.-E. Gagnon, M. l'abbé A. Gagnon, aumônier du Cercle St-Joseph, Mgr l'Archevêque, qui, en nous montrant Dollard, fait briller à nos yeux l'idéal de la jeunesse catholique et française... Belles, mais trop courtes fêtes... A l'appel des braves, qui ne se sent ému? »

Le 24 mai 1933

« Fête de Dollard. Dans la Salle des Fêtes, Jean Blanchet, raconte l'exploit du Long-Sault; Godbout Gilbert, président du cercle Courchesne, montre en Dollard le modèle de la jeunesse; Gérard Fillion, finissant de 1931, nous apporte de Montréal la voix des Jeune-Canada; M. le notaire Gleason Belzile fait une conférence sur Frédéric Ozanam. S.E. Mgr Courchesne tire les conclusions qui se dégagent de la réunion. »


Le 23 mai 1915

« M. l'abbé Flavius D'Anjou a, comme son condisciple M. l'abbé Ouellet, le bonheur d'être ordonné à Ste-Cécile du Bic, entouré de sa famille et de sa paroisse heureuse. Ad multos annos! »

Le 23 mai 1918

« [22-23 mai] - Le diocèse célèbre aujourd'hui le cinquantième anniversaire d'ordination sacerdotale de Mgr l'Evêque. Pour cette grande fête, une centaine de prêtres du diocèse sont accourus. L'orchestre du Séminaire chargé de la soirée musicale s'en acquitte avec grand honneur. Nos chanteurs de leur côté font merveille aux deux grands choeurs et à la messe pontificale. »

Le 23 mai 1932

« En rangs militaires, les élèves reçoivent à la gare S. E. Mgr Villeneuve, archevêque de Québec. A 5 heures, réception de LL. EE. NN. SS. Villeneuve et Courchesne. M. le Supérieur présente les hommages avec sa courtoisie et son art coutumiers. Mgr l'Archevêque y répond en disant sa joie de se trouver au milieu de nous.
Le soir, tragédie en 5 actes: "Les Flavius". Les petits et les grands Césars méritent des félicitations. Amis de la bonne diction, ils ont pris sur leurs heures de sommeil et de congé, et, le succès couronne leurs efforts. »


Le 23 mai 1933

« Séance solennelle de l'Académie Saint-Jean l'Evangéliste. Discours du président, Sarto Godbout, rapport du Secrétaire, Bertrand Dionne, lecture de quelques devoirs, opérette, chant, musique. Mgr l'Evêque, qui préside, prononce une allocution. »


Le 22 mai 1916

« Les élections, en dehors. En dedans, on tape comme des sourds sur les versions latines des examens finals. »

1918

« [22-23 mai] - Le diocèse célèbre aujourd'hui le cinquantième anniversaire d'ordination sacerdotale de Mgr l'Evêque. Pour cette grande fête, une centaine de prêtres du diocèse sont accourus. L'orchestre du Séminaire chargé de la soirée musicale s'en acquitte avec grand honneur. Nos chanteurs de leur côté font merveille aux deux grands choeurs et à la messe pontificale. »

Le 22 mai 1922

« Le 22 mai dernier, M. le Supérieur avait l'insigne bonheur de représenter le Séminaire à la consécration épiscopale de Mgr Raymond-Marie Rouleau, de l'Ordre des Prêcheurs. Chacun sait quelle brillante carrière quin (sic) et Evêque de Valleyfield.

La biographie du nouveau et illustre pontife a été rééditée de tant de manières, en cette occasion, que personne n'ignore qu'il fut un de nos plus brillants élèves, avant d'entrer dans l'Ordre de saint Dominique. Né à l'Isle-Verte, le 6 avril 1866, il entrait au Séminaire en septembre 1879. En juin 1885, l'Université Laval l'inscrivait avec honneur au nombre de ses bacheliers-ès-arts, et en septembre de la même année, il revêtait l'habit ecclésiastique. Après une année de Grand Séminaire, pendant laquelle il fut chargé du cours de mathématiques, il demanda et obtint son admission dans l'ordre des Prêcheurs. Chacun sait quelle brillante carrière il a remplie chez les "Fils de la Vierge", tour à tour et à la fois prieur, professeur éminent, régent des études, publiciste, et provincial de l'Ordre. L'épiscopat était le couronnemement naturel d'une carrière si remplie et si féconde.

Ajoutons que, élevé si haut dans la hiérarchie, Sa Grandeur par tradition de famille - Monseigneur est en effet le neveu du chanoine Luc Rouleau, un de nos premiers et plus dévoués directeurs - et par condescendance daigne se rappeIer ses années lointaines dans "le dermier Séminaire de la Province", et garder à notre maison l'affection d'un très grand coeur et d'un très vaste esprit. Elle en avait déjà donné entre autres une preuve manifeste dans le sermon savant, éloquent et oomme saturé de piété filiale qu'Elle prononçait à la messe pontificale d'actions de gràces de notre glorieux cinquantenaire. Pour quoi les directeurs, les professeurs et les élèves lui gardent la plus profonde gratitude.

S. G. Monseigneur Raymond-Marie Rouleau voudra bien recevoir avec l'hommage de notre très profond respect l'expression des voeux ardents que nous lui présentons d'un long et fructueux épiscopat. »

Le 22 mai 1931

« Concours d'éloquence à Québec. Maurice Gagnon et le candidat de Chicoutimi devront rencontrer les candidats vainqueurs de Montréal, à Québec, le 2 juin. Félicitations, Maurice; encore une étape : en route pour le succès!

Le 22 mai 1933

« M. le chanoine Charron est de retour. »


Le 21 maI 1920

« Monseigneur l'Evêque administre le Sacrement de confirmation à quelques-uns de nos élèves et leur donne des conseils surnaturels de vie pratique, surnaturellement pratique. Il est religieusement écouté et compris. »

Le 21 maI 1921

« Grandes ordinations de la Trinité. M. l'abbé Adélard Beaulieu reçoit l'ordre sacré de la prêtrise et MM. les abbés Alexis Dufresne, Hector Lanouette, Gérard Bérubé, Henri Côté, Pierre Sirois, Auguste Lavoie et David Roussel, le sous-diaconat. »

Le 21 maI 1930

« La Séance Académique: M. F. Dionne, président, fait un bref discours très goûté. Quant à M. le Secrétaire, son ironie douce et de bon aloi met en joie les assistants. D'aucuns cependant se demandent si Boileau, dans son Art Poétique, a commandé les personnalités... Beaucoup sont appelés, nombreux sont les élus. Cet honneur (la médaille carrée à ruban vert) rend touchant le défilé des nouveaux académiciens pour aller rejoindre leurs pairs sur la scène. C'est chose sérieuse d'être élus. Voici les heureux mortels: Aurèle Lévesque, Maurice Gagnon, André Fortin, Gérard Deschênes, Daniel Doran, Jules Lavoie, Amédée Lebrun, André-A. Gauvin, Alphonse Hammond. »


Le 19 mai 1919

« Le Séminaire se joint à l'allégresse générale pour fêter le vingt-cinquième anniversaire d'ordination de Mgr F.-X. Ross, Vicaire-Capitulaire.
Pour sa petite part - car nous ne voulons égoïstement enregistrer que ce qui nous concerne - pour sa petite part donc, le Séminaire donne un grand concert. Voix et cordes rivalisent d'harmonies sous le bâton (bâton de chef d'orchestre, bien entendu. Au surplus, le terme est ici très figuré, attendu que les deux chefs dirigent sans bâton, comme le démocrate Woodrow Wilson) de MM. les abbés Fortin et Roussel. Au cours de la soirée, Mgr le Vicaire-capitulaire, répondant au compliment du Séminaire, éteint habilement les feux de Bengale que des mains indiscrètes ont allumés à son horizon, en guise de feux rutilants de la Pentecôte, et donne d'importants conseils sur la stabilité du personnel enseignant et la régie interne de la maison. Avant la soirée, Mgr le Vicaire-capitulaire bénit la statue de marbre de saint Antoine, qui a été donnée au Séminaire par le Clergé, et M. le Supérieur, en présentant ses remerciements, laisse entrevoir un conventum général des anciens élèves. Hip! hip! hurrah ! »

Le 19 mai 1921

« Fête annuelle - qui n'a pas eu lieu depuis trois ans pour diverses raisons - de Monsieur le Supérieur. Le programme musical et littéraire de la soirée est enlevé avec délicatesse, maëstria et perfection. Les acteurs rendent avec un beau succès la grande tragédie lyrique du P. Longhaye, S.J., Les Flavius. La reprise de cette pièce suscite chez plusieurs des comparaisons et des souvenirs intéressants. On en avait aussi fait un grand succès, il y a une vingtaine d'années. »

Le 19 mai 1930

« Concours du Prince de Galles. Les choisis: Fernand Dionne, Léopold Bealieu, Adrien Page et Jean-Ls Dion en Physique; Armand Bérubé, Jacques Ringuet, Jules Lavoie et André Fortin en Rhétorique. »

1931

« La classe de Syntaxe-française assiste aux funérailles de la petite soeur d'Antonio Gagnon.
Rose, elle a vécu ce que vivent les roses... »